Maurice Louis Marfaing

Publié

Entre 1906 et 1940

Thème: Généalogie


Né à Pamiers en 1906 de Eugénie Quentin et François Marfaing, Maurice fut un jeune très sportif, et fit partie de plusieurs clubs: gymnastique, rugby, et même musique. Après une période d’apprentissage chez un plâtrier, il partir faire son service militaire, âgé de vingt ans.

Louis Maurice Marfaing, Maréchal-des-logis
Photo prise probablement à Belfort, il était alors “Maréchal-des-logis”

Il faisait partie de l’artillerie hippomobile, donc tirée par des chevaux, et fut envoyé à Mayence. (À l’époque, et depuis la victoire de 1918, la France occupait la rive ouest du Rhin.) Maurice adorait cette vie de militaire très active physiquement, et appréciait particulièrement monter à cheval. Il s’enrôla donc, à la fin de son service militaire, dans l’armée régulière. Il fut alors posté à Belfort.

C’est à Belfort qu’il fit la rencontre de Madeleine Martin, qu’il épousera. Ils eurent trois enfants: Yvette, née à Belfort en 1936, puis Jeannine, né à Chaumont l’année suivante. Janine avait une malformation que les médecins de l’époque ne pouvaient pas identifier. Elle mourut, sept mois plus tard, à Oran où ils avaient été transférés.

Louis Maurice Marfaing, Oran 1939, Adjudant
Photo prise à Oran, en Algérie, 1939. Maurice était alors “Adjudant”

En septembre 1939, la guerre fut déclarée, et le régiment de Maurice fut envoyé à la frontière belge. Durant les premiers mois, rien ne se passa. Il écrit à la femme, restée à Oran, de revenir en France, à Pamiers, là où lui-même avait grandi. C’est donc à Pamiers que leur troisième enfant, Jacques, naquit. Maurice ne partit pas tout de suite en permission pour voir son fils, il jugea qu’il pouvait attendre quelques mois jusqu’au baptême. Ainsi il pourrait célébrer la naissance de son fils avec sa famille et ses amis réunis. Et puis, c’était si calme à la frontière belge, il avait le temps…

C’est alors que les allemands passèrent à l’offensive ! À travers les Ardennes, outre la Ligne Maginot, coupe la Belgique neutre ! Les français ne s’étaient pas attendu à la manoeuvre allemande, et Maurice fut capturé. On l’emmena en Allemagne, mais il put s’évader. Alors qu’il revenait vers la France, il tomba sur un régiment d’infanterie français, et se joignit à eux. Il était artilleur, mais il se battait avec une arme d’infanterie trouvée sur un cadavre. Il est remonté au front, mais s’est fait reprendre par les Nazis. Il a été tué le 20 septembre.

Adjudant-chef Marfaing
Photo prise à Le Quesnoy probablement en 1940. Maurice était “Adjudant-chef”

Sa femme et sa mère apprirent la mort de Maurice seulement bien plus tard. Il est difficile de savoir exactement ce qui s’est produit, mais il a probablement tenté de s’évader à nouveau et a connu son destin tragique lors de cette tentative.

Même si sa participation à la “Drôle de guerre” fut brève, il reçu la Médaille militaire avec mention, ainsi que la Croix de guerre avec une étoile. Et une salle de conférence, à la base militaire de son régiment, a été baptisée en son honneur: la Salle Adjudant-chef Marfaing.

Il ne vit jamais son fils.

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